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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 05:03


Poursuivant notre périple indien et renouant enfin avec le ferroviaire, notre mode de transport préféré, nous avons quitté Udaïpur un soir, pour Ahmedabad puis Mumbaï. La végétation, verte et fournie, est apparue au matin, la pluie aussi. Nous cherchions la mousson et elle nous a trouvés, enfin, à Mumbaï, ou de très grosses et très longues averses arrosent les rues et les passants qui les arpentent dans une apparente indifférence au fait d'être mouillés. Pas de règle, vague plastique autour du corps, parapluie ou rien du tout, chaussures de ville, sandales ou pieds nus, les indiens continuent leurs activités sous la pluie, les petits commerçant tendant des bâches au dessus des étals.


Mumbaï, son célèbre hôtel de luxe - le Taj Mahal -, ses quartiers chics, sa plage infréquentable, ses restaurants branchés, et la misère toujours, sur les trottoirs, au coin de la rue. Nous avons repris le train après quelques jours de marches et de pauses-cafés, pour aller nous baigner sur les plages de Goa.


Goa est un petit état indien un peu spécial : Les hindous, bien que majoritaires, y sont moins visibles que les fervents chrétiens qui fréquentent les nombreuses églises portugaises, les noms des rues souvent à connotation religieuse catholique. L'alcool n'y est pas interdit ni surtaxe, et l'on mange de la viande dans la plupart des restaurants.
Question plage, nous en avons un peu - mais peu - profité. Trois jours de beau temps ont pourtant agrémenté notre séjour, mais la baignade est formellement interdite pendant la période de mousson. Tout au plus avons nous fait trempette jusqu'à la taille, dans les rouleaux du rivage, entourés d'indiens joviaux en goguette et de "life guards" très vigilants.

Notre troisième étape, Kolkata (Calcutta), après un saut en avion - Mon Dieu ! et le Dogme du voyage, alors ???- s'est révélée être une ville intéressante, ou nous avons pu trouver quelques cafés et restaurants occidentalement acceptables, et nous balader au milieu d'une foule dense de piétons et véhicules en tous genres.

Un peu las cependant de cette Inde par tant d'aspects si incompréhensible et choquante, nous avons encore pris l'avion, pour la Thaïlande. En effet, d'une part il n'existe pas de transport maritime de passagers entre l'Inde et la Thaïlande, et le Myanmar interdit sa traversée (l'étranger doit repartir par le point terrestre où il est rentré), d'autre part Pascal et Krystof, en vacances d'été, nous y rejoignaient début août avec champagne et bon bordeaux dans leurs bagages...

Prochains épisodes : un bout de Thaïlande, de vraies vacances, et un saut spacio-temporel au Laos.


Bonne rentrée des classes !


Bises et à bientôt


Ronan et Amar,

le 9 septembre 2009

 

 

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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 06:13
Effets conjugués du soleil et de la chaleur


Un état indien sec voire désertique parsemé de villes chaudes et colorées qui abritent des palais extraordinaires, entre Delhi et la frontière du Pakistan.

Nous avons suivi une route touristique, promenés dans une automobile avec chauffeur, dérogeant à nos principes et envies, et descendant dans des hôtels avec piscine, souvent déserts, car la fin de l'été et ses très grosses chaleurs et la perspective de l'arrivée de la mousson agissent comme répulsifs à touristes semble-t-il.

Pourtant, la mousson est rare au Rajasthan - les lacs étaient à sec faute de pluie suffisante depuis plusieurs années, les moustiques quasi-inexistants (faute de touristes à manger, peut-être !) – et la chaleur, si l'on boit suffisamment, entraine un cycle permanent de sudation et d'évaporation immédiate rafraichissante. Ca va si vite qu'on ne sent même pas mauvais.

En bref, si l'on excepte la climatisation, c'est très supportable. Car l'air conditionné donne l'impression de rentrer dans un frigo subitement, déshabitue de la chaleur de l'extérieur, coupe de la réalité olfactive du pays, un peu comme si vous voyagiez chez vous devant une télé (une bonne télé, soit). Heureusement, nous avons eu la chance de tomber en panne de climatisation de la voiture, dès le deuxième jour de voyage, et de pouvoir profiter pleinement du pays, tout en maculant copieusement de sueur les dossiers des sièges et y créant de grosses auréoles, petite vengeance involontaire envers l'agence de voyage qui nous avait "forcé la main", comme on dit.

Voilà donc nos photos, de Jaïpur à Udaïpur, en passant par Pushkar, Bikaner, Jaisalmer et Jodhpur, du 3 au 18 juillet 2009.

Oui, ... nous sommes un peu à la bourre, c'est normal, nous prenons nos vacances d'été...


Bises à tous.
Ronan et Amar le 19 août 2009.



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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 11:01
Les pieds dans la bouse, la tête chez les Dieux !



« Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même.

On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait. »

(Nicolas BOUVIER - L'Usage du Monde")


 

Dans la chaleur (46 à 47°C) de la fin de l'été indien, qui précède l'arrivée de la mousson, ce qui nous a frappés d'abord, c'est la puanteur, la crasse et la misère.

Arrêts de bus où les pissotières n'ont pas besoin de panneaux indicateurs pour être trouvées, exhalations immondes du moindre caniveau, égouts à ciel ouvert, odeur entêtante et omniprésente de bouse de vache, saleté des rues, couvertes de bouses, et tas d'ordures épars qui attendent leur récupération par quelques membres d'une basse caste, ou par les vaches qui mangent les déchets organiques. Misère de ceux qui dorment dehors et font la course à la roupie, blessures et moignons ostentatoires des mendiants, gamins pouilleux et insistants, rajoutent à ce tableau une touche sinistre.

Faute de sanitaires, le moindre bout de terrain vague sert de chiottes à ciel ouvert à toute une population vivant dans des conditions de très grande pauvreté. Tôt le matin, en particulier, où que porte le regard, on voit une population accroupie, répartie sur le bord des routes et dans les champs. Le piétinement, la chaleur et le vent, permettent de respirer un peu de ce cloaque sous forme de poussière, et pour le vrai nettoyage, il semble qu'il faille attendre les grosses pluies ; peu balayent devant leur porte.

 

Passé ce premier stade, à force de déambuler parmi vaches, chiens, singes, cochons, poules, corbeaux, rats, mouches et autres bêtes, en compagnie d'une foule fluide et pacifique d'indiens qui s'accommodent de ces contingences, on se prend au charme du reste, on laisse nos pieds impurs fouler la fange, et on lève la tête pour admirer les beautés décadentes des immeubles vétustes, les innombrables temples, délabrés, à la gloire d'une multitude de déités monstrueuses, on se laisse envouter par l'odeur d'encens émanant des temples ou des devantures des commerces, le parfum des épices, la couleur des saris.

 

On devient et demeure fasciné devant le comportement religieux des hindous, quelles que soient leur caste et leur classe, toujours prêts à se plonger dans une onde sacrée, sans aucun scrupule hygiénique, à s'arrêter faire une offrande et prier, klaxonner, ou faire un signe au moindre temple (parfois un simple autel avec une image), se badigeonner grossièrement le front de pâte rouge ou jaune, marcher pieds nus dans les espaces sacrés.

 

Nous sommes arrivés par un bus direct de la frontière népalaise à Varanasi (ex-Bénarès) où nous avons passé nos cinq premiers jours en Inde, nous avons pris un train pour Agra (pour voir le Taj Mahal), puis pour Delhi. Voici nos photos et commentaires de ces trois premières étapes urbaines, en Uttar Pradesh et Delhi. L'Internet n'étant pas si répandue, nous avons un peu de retard...


 

Bonnes vacances à ceux qui font une pause cet été,

 

Nous pensons bien à vous (et à un repas de fromage avec du bon pinard).

 

Bises

 

 

Ronan et Amar.

Mumbai, le 22 juillet 2009

 

 

 

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